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Nouvelle Fantastique - Asphalt

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Mercredi 21 Janvier 2009Poster un commentaire

Tags associés : Quatrieme, couverture

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Mercredi 21 Janvier 2009Poster un commentaire

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Mercredi 21 Janvier 2009Poster un commentaire

Ce profond sommeil fut brisé par un éclat de voix, si puissant que John sursauta. Il y avait de l’agitation dehors. Les trois amis sortirent de la tente dans la précipitation. Devant eux, une foule immense d’être humanoïdes se pressait. Un Spargels plus grand que les autres se détacha du groupe. John prit le temps de le détailler. C’était une créature qui n’inspirait guère confiance : Une bête mi-homme, mi-métal ! John devînt très anxieux. Une peur qui s’intensifia lorsqu’une voix perçante retentit :

-         Rendez-vous humains, et je ferais de vous de simple esclaves. Sinon préparez vous à souffrir, votre agonie sera longue.

Comme pour annoncer la fin de la discutions, le chef Spargel recula et se mit au niveau de ses guerriers. Daniel s’avança et d’une puissante voix répondit qu’ils ne se rendraient pas. Tous les hommes étaient prêts. Ils s’alignèrent en position de combat. Chaque homme connaissait sa place. Un silence profond régnait. Il fut brisé par le son du cor de Daniel. A ce moment la terre s’ébranla. Quinze milles hommes s’étaient mis en marche. Une marche destructrice, qui ne suffirait pas. Ils en étaient conscients et savaient que chacune de leurs actions pouvaient être décisives.

Les deux armées se fracassèrent l’une contre l’autre avec une telle violence que John, qui avec quelques rares personnes était à cheval faillit être désarçonné. A ses côtés, Talia avait déjà entamé sa danse mortelle. Daniel pour sa part fracassait des cranes avec une rapidité époustouflante. Et John, quand à lui, essayait de parer les coups qui fusaient.

Soudain, il jeta toutes ses forces dans la bataille. Son esprit vacilla. Dans la douleur qui déferlait sur lui, John comprit que la situation était différente. Sa volonté frappa comme une masse le vouloir des Spargels et, alors que la douleur refluait, il retrouva sa liberté de mouvement. John serra les dents. Son front s’emperla de sueur, il avait mal à en crier. Il lutait pour conserver la maîtrise de son corps et de son esprit, comme si les monstres qui l’entouraient essayer d’en prendre le contrôle mentalement. La pression des Spargels sur son esprit était énorme, mais il réussissait à la contenir ! Il plongea au fond de lui même pour en ramener la moindre parcelle de pouvoir et lentement, repoussa l’assaut.

Talia évitait les coups avec une grâce surnaturelle, néanmoins, celle-ci fut touchée au bras et à la jambe. Elle sauta à terre et continua le combat avec son épée rangeant ses dagues à sa ceinture.

A ce moment là, une flèche se ficha dans le flanc droit de John. D’un geste fluide, Daniel trancha la tête du coupable. Il ne vit qu’au dernier moment le poignard qui arrivait sur lui et ne pu l’éviter. Les deux amis s’écroulèrent ensemble. Talia s’approcha le plus vite possible et voyant ses John et Daniel gisant au sol elle prit le commandement du combat.

Une fois les deux blessés éloignés du front, Talia les allongea doucement. John était simplement évanoui, la blessure semblait superficielle. Daniel quand à lui était encore conscient. La lame était fichée dans son cœur et un flot impressionnant de sang bouillonnait. Il parvint à se relever dans un effort surhumain. Il alla vérifier l’état de John et poussa un soupir de soulagement en s’apercevant de la légère contusion. Talia accouru mais il la repoussa.

-         Je vais bien, ne t’inquiète pas. Occupe-toi de John, je dois aller donner des ordres au sous-officier. Il semblerait que ces Spargels aient développé une capacité pour prendre le contrôle de nos guerriers.

Il montrait une telle assurance qu’elle comprit comment il pouvait diriger tant d’homme.

John reprit conscience avant que Daniel ne reparte et le jeune homme apercevant le trou béant qu’avait causé le poignard demanda comment il faisait pour rester en vie avec un poignard dans le cœur. Le maître d’arme expliqua qu’il avait le syndrome d’Ivemark. Ce qui expliquait que la lame n’était pas enfoncée dans le cœur mais dans le poumon. Ce syndrome d’hétérotaxie situs inversus totalis signifiait que Daniel avait un emplacement anormal des organes dans le thorax ou l’abdomen et une asplénie (une absence de la rate).

John stupéfait avait récupéré très vite et un quart d’heure plus tard il se trouvait de nouveau au milieu des combats. Quelque chose avait changé. Il savait maintenant que s’il arrivait à atteindre le chef Spargels et à le tuer, l’intégralité des Spargels disparaitrait.

Soudain, comme si les désirs de John devenaient réalités, John décolla d’une dizaine de mètres du sol. Il n’en revenait pas. Il volait. Les pouvoirs qu’on lui avait attribués n’étaient donc pas fictifs. Les soldats l’acclamèrent en le voyant s’élever et se diriger vers le chef des Spargels. Tous criaient « RETTER » qui signifie sauveur dans la langue maternelle des Asphaltais.

En quelques secondes John atterrit devant une tente ou se trouver Odnarlo le souverain Spargel. Ce dernier sortit en entendant les acclamations des humains. Du haut de ses deux mètres, il observa John qui paraissait petit à ses yeux. John dégaina son épée et en une fraction de seconde se rua sur le colosse.

John se retrouva désarmé au bout de quelques minutes de combat acharnés. Odnarlo éclata de rire :

-         Tu étais le dernier espoir de ton peuple. Tu va maintenant périr.

John décidait à ne pas se laisser faire, chercha une arme mais le seul objet qu’il trouva fut la voyageuse. John saisit l’opportunité et à la seconde où Odnarlo allait lui trancher la tête il jeta la voyageuse entre les deux yeux du géant. . .

John se réveilla en sursaut, une boule de verre brisée à ses pieds. Sa femme venait de le giflait.

-         Tu as encore passé la soirée à boire ? Tu as vu dans quel état tu es ? Ou est la voiture ? J’espère pour toi qu’elle sera à nouveau là quand je rentrerai.

Elle sortit en claquant la porte. Le jeune homme hébété prit rapidement son petit déjeuner et sortit à son tour pour retrouver sa voiture. Sur le trajet il acheta le journal et regarda les petites annonces.

« Mardi soir, 23h30, quai des Augustins, ai perdu petite boule de verre dépolie dans un chiffon de cashmere. Ne surtout pas casser. Forte récompense à qui la trouvera »

Un étrange rêve lui revint à l’esprit, un rêve où il devait sauver un peuple engager dans une violente guerre.

Il retrouva sa voiture avec facilité et rentra avant le retour de sa femme. Il n’avait pas remarqué la fine cicatrice sur son flanc droit.

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Dimanche 18 Janvier 2009Poster un commentaire

Au petit matin, John se réveilla seul dans la tente. Dehors, une agitation exceptionnelle donnait une vision surnaturelle de l’ambiance. Les soldats couraient dans tous les sens, pour les derniers préparatifs. Mais ces gestes étaient lents. Les soldats savaient que de leurs gestes dépendaient la survie de tous.

Le soleil, encore rouge à cette heure peu avancée de la journée annonçait une bataille sanglante. Le silence amplifiait cette fatalité.

John retrouva Daniel et Talia sous la tente de l’intendance, en train de prendre leurs petits déjeuners. Ils restèrent silencieux pendant tous le repas. Ce fut John qui le premier prit la parole :

-         Sur quelle distance s’étant le front ?

-         A peine deux kilomètres de long. Nous avons cent cinquante milles hommes mobilisés et seulement mille cinq cent Spargels en face.

Le maître d’arme avait répondu le regard dans le vide. Il réfléchissait. Le combat était loin d’être gagné.

-         Mais nous devrions les submerger par le nombre !

-         Tu ne comprends donc pas ? Il n’y a plus d’espoir. Un seul Spargel peut tuer douze d’entre nous. Depuis le début de la guerre, c’est à dire il y a deux ans, nous en avons tués deux cents. Pour cela nous avons perdu neuf cents hommes et encore ces statistiques sont fausses. Nous avons réussi à limiter les pertes mais cette guerre pourrait encore durer trente ans. Hélas, nous n’avons plus de guerriers suffisamment expérimentés donc au mieux nous tiendrons deux ans.

Talia, satisfaite de l’effet de sa tirade, débarrassa la table et sortit de la tente sous prétexte d’aller se préparer. John la regarda partir avec étonnement. Il l’imita quelques minutes plus tard. Il avait hâte de revêtir son armure.

La journée se passa dans les préparatifs. Talia avait disparu et Daniel était très occupé par la mise en place d’une stratégie de combat. En toute fin de journée, John reconnu avec joie la silhouette de la jeune fille qui grimpait sur le flanc d’une colline verdoyante. Il se mit alors à sa poursuite pensant la surprendre au sommet. Mais elle fut beaucoup plus rapide que lui. John ne se rendait pas compte, mais il effleurait simplement la paroi de la colline. Il volait !

 Ils restèrent au sommet de la colline jusqu'à la nuit tombé en observant le soleil couchant.

Les deux amis rejoignirent Daniel pour le diner. Talia posait beaucoup de questions sur l’organisation prévu des combats. John, lui, écoutait et apprenait. Jamais il n’aurait cru possible que les combats étaient organisés. Il repensait au film qu’il avait vu. A cet instant il prit conscience de la dure réalité : personne ne serait épargné. Il repensa au rôle décisif qu’il devait jouer. Il devint livide. Il ne s’était pas entrainé suffisamment. Il resta silencieux pendant la fin du repas.

La nuit était fraiche et l’étrange clarté de la pleine lune était angoissante. Ils se réfugièrent rapidement sous la tente et d’endormir presque instantanément. 

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Samedi 17 Janvier 2009Poster un commentaire
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